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lundi 19 mars 2007
Carnet de route: la fin!
J'ai hésité. Devais-je poursuivre le carnet de route jusqu'au retour final à Belfort? D'une certaine manière, c'était nécessaire pour boucler la boucle. Mais d'un autre coté, l'aventure s'acheva à Marrakech, dans une chambre d'hôtel aux standards internationnaux, verrouillée par une clé électronique, équipée de la télévision, d'une salle de bain avec des petits savons individuel et d'un climatiseur. Le reste du voyage, le passage de Gibraltar, la remonté de l'Espagne puis de la France... Ce n'est que de la logistique.
Le carnet de bord a bien été tenu jusqu'à Belfort, mais méritait il d'être retranscrit jusqu'à la dernière ligne? J'ai décidé que non. L'aventure humanitaire et sportive a commencé à Belfort, lorsque nous sommes partis chargé de nos cahiers, cartables et stylos. Elle s'est terminé à Marrakech, en rendant le roadbook du raid sportif. Rideau, donc.
Conclusion de ce raid? En quelques mots: Incroyable, épuisant, fantastique, éprouvant, splendide, intense, inoubliable.
Et si c'était à refaire? On le ferrait. Le challenge fut plus dur qu'on ne le pensait, mais quelle fierté d'avoir fait ce raid, que d'aventures, d'émotions avec les enfants, de poussées d'adrénaline au coeur des oueds!
Et encore une fois, Nous remercions tous ceux qui, par leur aide, leurs encouragements, nous ont permis de vivre ces moments inoubliables.
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Par 4L trophy
dimanche 11 mars 2007
carnet de route: 24.02.2007
Marrakech 24.02.2007
Journée tranquille de visite. Rien à signaler. On plane un peu, avec ce retour au bruit et à l’agitation.
Le copilote, qui doit être un peu dingue, s’est levé à 8h pour aller réparer l’échappement et rajouter une sangle neuve à la plaque arrière. (c’est juste que j’aimerai bien que cette voiture rentre tranquillement, avec tout ce qu’on a vécu à son bord, j’y tiens !) Échappement réparé avec de la pâte répare tout, qui sert à remplacer la soudure défaillante. Le silencieux est soutenu par une sangle, et un morceau de fil de fer donné par un autre équipage.
La voiture est prète pour l'ultime épreuve d'endurance: les 2000km de route pour rentrer à Belfort. Et l'équipage, des souvenirs et des émotions plein la tête, est fatigué, mais heureux.
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Par 4L trophy
carnet de route: 23.02.2007
Quelque part dans le désert. 23.02.2007
Km 86349
Départ 6h15, alors que l’aube commence à naitre. Nous attaquons le col de Semkabel. Les 4L sont à la suite les unes des autres. Il y a une zone difficile à passer, avec des ornières monstruseuses. Beaucoup de voitures vont s’y coincer, il faut les éviter en prenant garde aux bas coté, quasi à pic. Nous passons sans soucis, le moteur hurlant, Laurène cramponnant le volant tandis que Baptiste tient le levier de vitesse, pour empècher la première de sauter ! La voiture cogne abominablement et racle le sol ou se cachent de dangeureux rochers tranchants. Le copilote pense à « sa » plaque arrière. Avant de se raviser : de toute façon, cette foutue plaque protège un réservoir qui ne sert plus à rien. Elle peu bien se casser la gueule encore, on l’arracherai définitivement, et basta !
D’ailleurs, le bouchon bricolé est pas mal, les émanations d’essence sont limités.
La piste est assez bonne, un peu caillouteuse, mais on a vu pire. Les voitures roulent bien. La fin est proche.
8h15. PK217 sur le roadbook. Km 86381. Fin de l’étape marathon. Pointage kilométrique. Succès pour nous, nous n’avons que 6 km de trop, sur 217 ! Dernier ravitaillement au camion total. Contrôle de l’état de la voiture. L’échappement a méchamment touché lors du passage de Semkabel, et nous faisons un peu de bruit. Le silencieux est franchement défoncé, et s’est reculé, et tient désormais par le tube, qui est dessoudé, d’ailleurs. Les attaches caoutchouteuse sont cependant en bon état.
Il y a des sourires sur les visages. Il ne reste plus que de la route, c’est facile. La mécanique va pouvoir se détendre, les équipages aussi. D’une certaine manière, cette fin d’étape marathon, c’est un peu la fin du raid. Nous sommes heureux d’être arrivés jusque là. Il ne reste plus qu’à entre prudent sur la route de marrakech et Tanger.
10h. La route, la route, la route.
Km 86665. 16h. Bloqué depuis 15h dans le col de Tichka. Une citerne de gaz est renversé. Nous en profitons pour faire un peu de ménages dans la voiture (tout est relatif…), et retrouvé un stylo perdu sous les sièges depuis Ouarzazate. Un coup d’œil sous la voiture permet de voir que des vis de la plaque avant sont dévissées. Clé de 8 pour resserrer tout ça. La sangle de la plaque arrière est quasi sectionnée. Ca a vraiment cogné, à Semkabel ! On s’ennuie. Laurène s’agite sur le klaxon, ce qui ne sert à rien. Le monde est petit, nous rencontrons des parents d’Estaliens, ils font un trek au Maroc.
16h30 : ca redémarre !
18h : arrivée au final, récupération des entrées pour les hôtels. Nous sommes au Kenzi Farah. Rendez vous avec une amie de Mireille (mère de Baptiste) au palais des congrès, proche de l’hotel.
19h : Circulation monstre et délirante. Les règles de base de la circulation sont ignorées par tous ! Arrivée au palais des congrès. SURPRISE ! Il n’y a pas que l’amie, il y a aussi Mireille ! Hey, ça n’était pas prévu, ça ! En plus, on doit puer atrocement, on ne s’est pas lavé depuis 10 jours !
21h : à l’hotel… Evidement, notre ascenseur est en panne… Douche… quel plaisir. On évacue aussi les fringues militaires pour retourner au civil. Ca fait presque bizarre !
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Par 4L trophy
carnet de route: 22.02.2007
Etape marathon Timerzif - Marrakech. 22 et 23.02.2007
Km 86158
Départ vers 9h. Ca roule bien. Les voitures se suivent.
Comme toujours dans des paysages toujours sublimes.
Km 86280. 11h. Nous sommes en panne.
Le tube entre le réservoir et la pompe a essence est bouché. Tentative de débouchage au compresseur, avec des médecins de l’organisation. Ca ne marche pas, c’est complètement bouché. Nous attendons l’assistance méécanique, qui a des compresseurs plus puissant. Au bout de 2h, un 4*4 arrive enfin. Nous tentons d’utiliser son compresseur, mais rien à faire, c’est bouché, définitivement. Nous avons vérifié l’état du tube sur toute la longueur, il est intact. Le problème vient peut être de la crépine. Nous attendons le camion d’assistance avec les mécaniciens. Le temps passe, c’est l’ennui, c’est l’échec. Quelle merde. Notre premier problème grave. Laurène tente de dormir, elle est un peu malade.
14h30 : l’équipage numéro 1043 (voiture orange avec radiateur à l’arrière) nous fournissent une longue durit. Avec elle, nous relions d’un bout l’entrée de la pompe à essence, puis faisons sortir la durit du capot, courir le long de la portière passager, rentrer par la fenètre et plonger dans un jerrican ouvert, au pied du copilote ! C’est artisanal, ca pue l’essence dans la voiture… mais ca marche ! le moteur tourne à nouveau joyeusement ! Nous repartons en riant de cette délirante situation. Il y a une semaine, j’aurai (Baptiste) fait une syncope à l’idée de rouler avec un coktail molotov de 20 litre contre mes jambes…
Km 86314. Navigation à la boussole. Comme le dit le roadbook, c'est l'enfer des cailloux...
Nous sommes un peu en solitaire, à la boussole, avec juste une ou deux voitures. Le cap est pourtant bon.
On est vraiment au milieu de nulle part. Heureusement, la piste est assez stable, et le jerrican, bouché avec une serviette de toilette, ne bouge pas. Seuls ou presque au milieu du désert, avec une 4L rose bricolée et qui pue l’essence… Ce que nous faisons est assez incroyable. Quelle expérience extraordinaire !
Nous plantons la tente vers 18h, au pied du col de Semkabel. Baptiste bricole un bouchon plus performant pour le jerrican et sa durit, à base d’un morceau de bouteille en plastique, de chewing gum, de scotch et de morceau de torchon.
La nuit tombe. Au milieu du désert, la nuit est magnifique et le calme absolu. La voute céleste révèle la voie lactée comme je ne l'avais jamais vue. Sensationnel!
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Par 4L trophy
carnet de route: 21.02.2007
Merzouga - Timerzif, 21.02.2007
Km 85995
Départ de Merzouga avec les pneus regonflés à 2 bars partout. Le filtre à air a aussi été nettoyé. Le temps est à l’amélioration, avec un vent moyen, un ciel nuageux avec de belles trouées de ciel bleu. Laurène sort aussi les vêtements militaires…
Km 86066 : plaque arrière de protection à nouveau perdue. La ficelle est coupé, sans doute par des arrêtes tranchantes des cailloux. Nous la refixons selon la même méthode, mais avec trois ficelles, à 3 points de fixation différents sur le châssis. Nous croisons des dromadaires, au milieux d’arbres solitaires.
Km 86075. Voitures de l’organisation et 4L en ruine. Un trou passé trop rapidement : la voiture a plongé dans la petite crevasse, n’a pas pu remonter et s’est fracassé.
Km 86088. Arrivée au bac à sable prévu sur le roadbook. Il y a encore quelques cailloux. Navigation à la boussole. Le copilote prend le cap, et nous dégonflons les pneus à 1.4 partout.
Km 86119. Le temps est désormais beau, et nous venons de passer le bac à sable avec brio : pas le moindre ensablement, alors que de nombreuses voitures ont du sortir les plaques de désensablement. Le spectacle était magnifique, avec des dizaines de 4L sur un front de plusieurs kilomètres. Les cailloux reviennent, donc, nous nous arrêtons pour remettre de la pression dans les pneus, qui passent à 2.1 bar partout. Nous contrôlons également la réparation de la plaque de protection arrière. L’une des ficelles est sectionnée. En fait, c’est sans doute les arrêtes de la plaque, parfois assez tranchantes, qui liment les ficelles. Nous poursuivons. Le copilote commence à bien connaître le dessous de la 4L… Les paysages sont splendides, et mis en valeur par un temps enfin beau. Plateaux désertiques et arbres solitaires.
Piste, cailloux.
Piste, cailloux.
Piste, cailloux.
Yeah ! km 86142, retour sur la route ! La fin de la spéciale est proche, il est 14h10, nous avons vraiment bien roulé. Pas d’erreur d’orientation, et pas d’erreur de pilotage, et une voiture qui tourne bien. C’est une journée faste et très plaisante, surtout la partie bac à sable, en navigation hors piste à la boussole. Superbe expérience.
Arrivée au bivouac vers 15h. Le temps est magnifique, le site également.
Nous sommes au centre d’une plaine désertique, avec des collines de cailloux noirs à proximité. Après avoir monté la tente, nous vidons la voiture pour atteindre la cantine de pièce de rechange. Le copilote souhaite récupérer le cric hydraulique, et une scie à métaux: nous avons du temps devant nous, et Baptiste veut faire quelque chose de plus solide pour la plaque de protection arrière. Laurène va au ravitaillement en carburant, puis part faire un peu de tourisme, pendant que Baptiste attaque la plaque à la scie à métaux. Ce n’est pas évident… En fait, nous voulons créer 2 crochets en repliant des morceaux de la plaque sur le côté droit, là ou la fixation est perdue. Ces deux crochets sont enrubannées avec de chatterton, pour masquer les arrêtes tranchantes (nous n’avons pas de lime). Puis opération ficelles, lesquelles sont renforcées par du scotch.
Pour le coté gauche, les ficelles sont maintenues, et doublées par un morceau de sangle. Dommage que nous n’ayons pas de fil de fer. La plaque est désormais tenue des deux cotés, par un total de 5 ficelles et 1 sangle.
La nuit tombe. Nous assistons au briefing avant d’aller dormir. Demain, c’est le départ de l’ultime étape : le marathon, sur 2 jours, avec nuit n’importe ou dans le désert…
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Par 4L trophy
carnet de route: 20.02.2007
Errachidia - Merzouga, 20.02.2007
Km 85876
Légère pluie durant la nuit, cependant, la tente est sèche, ou presque, au matin. Un peu partout autour du camp, c’est le folklore des « toilettes ». Comme il n’y en a pas pas, chacun fait un peu ou il peut… c’est assez crade, il est préférable de n’être pas trop pudique…
Départ à 7h30, sous une légère pluie. Il fait toujours aussi froid. Le ciel est bouché. La voiture a bien démarré, mais a du mal à tenir le ralenti. La faute au schnorkel, désormais utilisé : l’air aspiré par le moteur est très froid, puisque non préchauffé par l’échappement. Du coup, le moteur met du temps à chauffer. Nous traversons des villages. Tout va bien à bord.
8h40, km 85948. AAAARRRRGGGG !!!! On vient de se faire emboutir le pare choc arrière par une autre 4L !! Les voitures ont freinné assez brutalement devant nous, on a entendu des roues se bloquer derrière nous, glisser sur la route mouillée… et BLAM ! L’horreur et la colère ! Faut tenir ses distances, merde ! Le pare choc est enfoncé jusqu’à la carrosserie, mais rien de grave au delà. Seul le support de pare choc est tordu, les longerons ne semblent pas déformés, le coffre n’est pas bloqué. Nous avons surtout eu peur à cause du crochet arrière, directement soudé au chassis : le choc aurait pu endommager notre chassis, et ca, c’aurait été grave. Le mal est superficiel, mais ça fait chier quand même !
km 85971. Dunes en vue, et sable mélangé de petites pierres sous les roues. Nous abaissons la pression des pneus à 1.7 à l’arrière et 1.5 à l’avant. Le roadbook est formel : cap à suivre : 160° à la boussole. Les responsabilités du copilote augmentent… Yeah !
km 85990 Pierres et sables. Les 4L sont éparpillées partout, nous suivons le cap préconisé par le copilote lorsqu’une bosse plus violente que les autres secoue la voiture, immédiatement suivit d’un raclement continu à l’arrière. Bigre. La plaque de protection arrière traine par terre, celle avant a perdu quelques vis dans l’affaire… La plaque arrière protège le réservoir et est fixée par une ligné de vis auto-foreuses dans le chassi sur l’avant, et par deux pattes métaliques visée aux longerons à l’arrière. De ces deux pattes, l’une a été arrachée et est perdue (à droite), l’autre est gravement tordu et la vis a disparu (à gauche). Imaginer que la fixation manquante est partie par l’arrachement d’une bande de tole de près de 5mm sur près de 10cm laisse imaginer la violence des impacts qu’encaisse notre pauvre 4L.
Baptiste, en tant que copilote-mécano, soulève la voiture avec le cric, se glisse en dessous pour faire des réparations de fortune. Rien à faire pour le coté droit, pas de point d’accroche. Sur le coté gauche, la vis est remplacée par de la ficelle. C’est artisanal, et le copilote doute que cela ne tienne bien longtemps, mais nous n’avons pas le temps pour faire mieux actuellement.
Arrivée à Merzouga à 10h30. C’est un bordel et un embouteillage monstre pour le pointage et déchargement des fournitures scolaires. L’organisation semble manifestement dépassée par le nombre de voitures. D’après Jean-Jacques, la pluie (légère et intermitente) gênerait le passage de l’épreuve des dunes. Pour nous, il semble plutôt que c’est le pointage et le déchargement qui sont sous-dimensionnés… Après le fiasco lié au col de belkassem, la grogne commence à monter parmi les équipages : nous n’avons pas payé 3000 euros de frais d’inscription pour passer des heures dans les bouchons !
A 15h, nous avons enfin déchargé le matériel scolaire. Nous décidons de tenter l’épreuve des dunes. Il n’y a plus de cailloux, aussi nous abaissons la pression des pneus à 1.2 partout. La 4L est plus légère, le coffre semble vide, sans le matériel scolaire. La réparation de la plaque n’a pas bougé pour l’instant.
Km 85993. Parcours des dunes effectué de main de maître par la pilote ! pas d’ensablement ! La clé, c’est de toujours maintenir le mouvement : les roues avant doivent garder du couple quitte à patiner, et il faut éviter de tomber dans les ornières creusés par les voitures précédentes. Enfin, il faut secouer vigoureusement le volant, pour forcer les roues motrices à toujours mordre et le sable, et ne pas s’enliser.
L’aventure des dunes est tellement prenante -la voiture saute et tangue de partout- que Baptiste en oublie de prendre des photos ou de filmer !
Plantage de la tente ensuite, sous une légère pluie. Qui a dit qu’il allait faire chaud, hein ? Entre le sable et l’humidité, on ne peux pas dire que tout soit pour le mieux… Du coup, nous oublions l’idée d’aller voir sous la voiture. Il n’y a qu’à dire que ca tiendra…
21h : nous avons livré le matériel scolaire. Plein d’enfants, des dessins, un discours très émouvant lu par un petit marocain. Le moral remonte en flèche. Nous sommes heureux, et un peu fier d’être ici. J’ai enregistré l’ensemble en vidéo, et depuis, l’appareil photo ne fonctionne plus… Au s’cour ! Je repasse sur l’ultime carte de 512 me restant. Grrr, pourvu que celle de 1Go (à peine utilisée, en plus) n’ai pas foutu en l’air les quelques photos, et surtout, le discours du petit !
Quoi qu’il en soit, les enfants semblaient enchantés, et nous aussi. Que de sourires, de merci, de chaque cotés… Les épreuves et les efforts consentis sont largement récompensés par les rires de ces gamins. L’émotion était intense, ce moment était magique. Dommage que la pluie ne gène ces festivités. Nous avons rencontré quelques équipages sympathiques, « nos » piments, par exemple. Si seulement la pluie, les parkas et les écharpes pouvaient disparaître, cette soirée serait parfaite. Le soleil, même trop chaud, aurait été plus sympatique, et aurait magnifier le cadre mis en place. Nous sommes pourtant surpris par certains équipages, totalement décalés. Certaines élégantes trouvent et prennent encore le temps de se maquiller et entretenir coiffure sophistiquée ! Incroyable ! D’autres ressemblent, au sortir de leur voiture, à des parisiens arpentant les rues branchées ! En ce qui nous concerne, c’est très clair : fonctionnel et solide ! Le style, tant pis !
Bénies soient d’ailleurs les pompes et les fringues des militaires, impeccables de confort et de tenue dans le sable ou la caillasse ! Le style est détonnant, mais quelle importance, ca fait aussi partie de l’aventure !
Cependant, Laurène fait remarquer que je peux bien critiquer, moi qui sort mon rasoir électrique… Oui, bon… Le style « n’importe quoi » à ses limites ! Nomého !
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Par 4L trophy
carnet de route: 19.02.2007
Enjil - Errachidia 19.02.2007
Km 85596
Réveil 5h. A 5h30, nous commençons à ranger la tente. Il fait un froid glacial, il y a du givre sur les voitures. Baptiste sort les vêtements du 35° régiment, et les chaussures, bien plus pratiques pour marcher sur la caillasse qui nous environne. Il nous faut environ 1h30 pour tout ranger et prendre le petit déjeuné. La voiture démarre au quart de tour, alors que l’on entends certains démarreurs tourner désespérément… À 7h, nous prenons la piste, et testons pour la première fois le petit transformateur, permettant de charger nos appareils 220V sur la prise allume cigare.
Km 85531 : Virage serré à droite, en pente. Bruit assez désagréable de frottement sur le train avant droit. Nous doutons qu’une plaque où le pare choc touche la route, qui est bonne. Est-ce les pneus neige contre la carrosserie ? C’est en tout cas ce que pense Baptiste, qui soupçonne les ailes d’êtres trop étroites pour les pneus que nous avons installés, et qui sont un peu plus larges que les précédents. La route est sinueuse, et nous entendons les mêmes bruits de frottement lors des virages un peu serrés, accentués lorsque la voiture penche de l’avant, lors de freinage ou de pentes. Nous sommes confortés dans l’idée que les pneus sont responsables.
Km 85568. Une 4L est accidenté sur le bord de la route. L’avant est défoncée, des marques importantes sont visibles sur les flancs et l’arrière. Retournement, tonneaux ? Des 4*4 de l’organisation sont sur les lieux, nous continuons donc sans nous arrêter, en redoublant de vigilance.
Km 85568 : Arrêt pour retirer de l’argent à un distributeur. Baptiste en profite pour vérifier le dessous de caisse et les pneus. Ceux ci ont des marques, pour l’instant superficielles, sur les bordures extérieures. Ce qui confirme la thèse des ailes trop étroites.
L’appareil photo numérique est complètement chargé : 1h30 suffit donc pour le recharger entièrement, comme sur le secteur ! Parfait, ce transformateur !
Nous poursuivons dans les oueds cruels. Malheureusement, l’organisation ne semble pas avoir pensé au goulet d’étranglement que constituent ces oueds, et d’immenses bouchons se forment. La patience devient le maître mot. Baptiste s’inquiète pour le timming : il faut être au début de piste pour Belkassem avant 14h !
Les premiers passages d’Oued sont impressionnants. Avec notre voiture surchargée, le fond de caisse racle abominablement. La voiture bondit, le moteur hurle (nous sommes contraints de rester en première pour garder le couple), les suspensions sont constamment en butée, ça cogne dur ! Pourtant, le copilote descend pour alléger. On souffre pour notre voiture, et l’on bénit les mécaniciens qui nous ont installé les plaques de protection.
Km 85604 La voiture toussote et perd de la puissance. Et calle. C’est la panne. Nous démontons le filtre à air pour accéder au carburateur. Celui-ci semble plein d’essence. Pourquoi, mystère… Nous redémarrons sans le filtre et avec le starter, et faisons tourner le moteur assez rapidement. Le ralenti se stabilise et tient bien, ça semble fonctionner. Nous remettons en place le filtre en branchant l’admission d’air sur le schnorkel. La voiture a retrouvé toute sa pèche. Ouf ! En revanche, les pneus continuent de souffrir sur les ailes. Nous décidons de nous arrêter à nouveau pour faire quelque chose : à la pince, nous tordons les ailes pour tenter de les élargir. C’est moche, mais les pneus ne frottent plus. Il fallait faire quelque chose, car les pauvres pneus n’auraient sans doute pas tenu tout le raid à ce traitement.
Nous poursuivons en bouffant une quantité incroyable de poussière, qui s’incruste partout. Le soleil commence à chauffer.
De retour sur le route, nous voyons bien que la voiture a morflé. De la poussière partout, et même le bouton de réglage du chauffage, quasi par terre : à force de vibration, la vis s’est complètement dévissée !
15h Les gamins on des gènes chinois et tentent d’arrêter les voitures pour mendier des stylos, des bonbons, en se jetant quasiment sous nos roues ! Nous craignons d’en renverser un.
15h50, km 85694 : arrivée sur Beni Tajjite. La voiture juste devant nous se prend un pavé dans le pare brise, jeté par un gamin furieux de ne pas recevoir de stylos. Le pare brise est explosé, heureusement qu’ils avaient du verre feuilleté. Nous sommes écoeurés. Pourquoi pareil acte ?
16h. La piste pour le col est fermée (logique). Seules 200 voitures environs sont passées. Les oueds étaient trop engorgés, ce n’est pas une surprise. Nous changeons d’itinéraire pour passer par Bouanane, rejoindre Boudnib puis le bivouac. Il faut environ 2h30 de route. Nous sommes dans la première moitié arrivée à Beni Tajjite. Ce qui signifie que certains sont encore dans les oueds à 16h. Nous leur souhaitons bon courage, car ils vont avoir de la route et de la piste de nuit…
A l’arrivée, catastrophe : Lors du ravitaillement en essence avec les jerricans, Baptiste à oublié de remettre en place le bouchon de réservoir, qui est perdu… Fort heureusement, nous nous procurons un nouveau bouchon lors de la bourse aux pièces. L’incident est clos.
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Par 4L trophy
dimanche 4 mars 2007
carnet de route: 18.02.2007
Algeciras - Enjil, 18.02.2007
Km 84983
Départ à 3h pour rejoindre le port d’Algeciras. Très longue attente devant les bateaux. Certains dorment dans les voitures, d’autres font la fête. L’excitation du départ est à son comble. Enfin, nous embarquons.
La traversée est interminable, avec des formalités pénibles, surtout au milieu de la nuit. Laurène fait la queue durant toute la traversée, pour mettre en règle les papiers de la voiture et se procurer des Dirhams. Heureusement, les formalités policières sont rapides, car nous sommes montés dans les premiers sur le bateau.
A 11h, nous sommes déjà sur l’autoroute. Nous suivons une 4L orange, que nous baptisons « Madeleine », du fait de son sponsor sur le coffre. Cette voiture roule a un bon rythme, prudemment. Nous suivons et laissons passer certains concurrents, pressés voire imprudents.
Un type traverse l’autoroute à pied. Le Maroc a des airs de chine, parfois ! Nous passons ensuite sur une route dans un état moyen, ou nous croisons des enfants faisant signe, des charrettes à mulet. Laurène se concentre sur la route, tandis que le copilote s’amuse à jouer le reporter. A 20km de Ifrane, nous sommes obligés de freiner violement, jusqu’à l’arrêt, pour laisser passer une vache au regard stupide ! Enfin, avant Boulemane, nous passons un petit col splendide. Les 4L se suivent sur la route sinueuse, c’est magnifique.
Enfin, nous arrivons au bivouac d’Enjil vers 17h. Il est situé dans une immense plaine ceinturée de montagne. Le paysage est désertique. C’est réellement splendide. Nous filons au ravitaillement en essence avec nos jerricans, alors que le soleil commence à décliner. Nous prenons 25 litres d’essence, puis le copilote-mécano entreprend de changer les roues avant pour installer des pneus de neige, réputés plus accrocheurs sur les terrains caillouteux. La pression des pneus est enfin augmenté : 2.4 bars à l’avant, 2.7 à l’arrière : sur sol rocailleux, il est préférable d’avoir des pneumatiques fortement gonflés pour minimiser les risques de crevaison. Pendant ce temps, Laurène commence le montage de la tente, alors que l’obscurité et le froid commencent à tomber.
De 19h à 20h, nous prenons le repas : Tajine de volaille, puis attendons le briefing de Jean-Jacques, à 20h. Au loin, la montagne est parée d’un ruban de lumières clignotantes : les phares des retardataires. Au briefing, il est question du col de Belkassem, que nous redoutons et attendons tous. Il est réputé intraitable pour les voitures, nous devons le passer demain. A 20h30, il fait encore plus froid qu’à Belfort, dixit Laurène. Nous sommes épuisés, nous nous enfouissons dans les duvets et couvertures. Le sommeil vient très vite, tant la fatigue commence à s’accumuler…
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Par 4L trophy
carnet de route: 17.02.2007
Algeciras, 17 février 2007
Km 84953
Réveil très tardif : 11h30…
Nous quittons l’hôtel à 12h. Repas mac-do, puis nous rejoignons la zone de départ.
Récupération du road book, pointage.
Nous ouvrons le capot et démontons le filtre à air pour accéder au carburateur. La durit d’arrivée d’essence est parfaitement fixée. La fuite doit venir d’un joint quelconque. Rien d’inquiétant donc, et le danger d’incendie nous semble définitivement écarté.
Après le briefing avec tout le staf et tous les équipages, à 16h, nous repartons sur Algeciras rejoindre notre hotel (la Plata), avec un détour par le port pour reconnaître les lieux : le départ à lieu à 3h du matin, pas question de se perdre à cette heure!
Petite balade dans Algeciras, repas kebab. 9h au lit, car le départ sera tôt…
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Par 4L trophy
Carnet de route: 16.02.2007
Toulouse, 16 février 2007.
Km 83434
Sur les conseils de Raphael, nous décidons de passer les Pyrénées par l’Ouest. Les cols du centre risquent en effet d’être fermés ou difficile à passer. Nous n’avons pas de temps à perdre dans des galères, et nous choississons de rallier l’itinéraire conseillé par désertours, c’est à dire passer par Biarritz et Bilbao. Raphael, toujours aussi sympathique, nous réimprimme l’itinéraire conseillé par via-michelin. Du fait de ce changement de route, nous retrouvons rapidement pas mal de 4L sur la route.
Nous sommes satisfaits, la voiture roule bien, nous doublons les concurrents à la grande satisfaction de Laurène. Il est vrai que même très chargé, notre moteur de 1.1 litre de cylindré garde l’avantage sur les modeste 0.8 qui équipent bon nombre de concurrent. Bien que performant, notre moteur nous inquiète (déjà !) un peu : il y a une fuite légère et irrégulière, au niveau de l’axe du papillon des gaz. Lorsque nous nous arrétons, nous constatons parfois un léger goute à goute, parfois, rien du tout. J’estime personnellement qu’il n’y a là rien d’alarmant. Pourtant, Laurène-la-pilote m’inquiète. Le père de Benjamin était inquiet à propos d’un raccord de durit d’essence sur le carburateur, et parlait de risque d’incendie. Evidement, ca inquiète. D’autant que Laurène n’est pas à meme de dire clairement quelle durit est incriminée. Je maintiens que je ne vois pas de soucis de durit à notre problème. Nous nous déclarons cependant incompétents en la matière, et choississons de poursuivre la route comme si de rien n’était.
La montée des cols des Pyrénées et parfois difficile, nous poussant à regagner parfois une humiliante seconde vitesse, et une non moins humiliante vitesse de 50 à l’heure. Chargée à bloc, l’endurance de la voiture est bien sure mise à rude épreuve ! Le moteur tient le choc, ne chauffe pas. La température du radiateur reste imperturbable, à 60 degrés. Nous arrivons sur Madrid à 15h.
Via-michelin préconisait le périphérique M50 (en cours d’ouverture), notre road-book préfère le M30. Le copilote Baptiste hésite un peu, puis finit par se décider pour le M40. Vu de la carte d’Espagne à notre disposition, c’est le plus évident. Apparement, nous ne sommes pas les seuls à apprécier périphérique : les Espagnols y sont en nombre, et un bouchon interminable se forme, alors même que nous commencons à nous inquiéter pour notre niveau de carburant ! Nous poursuivons sur la direction de Cordoba, jusqu’à trouver une station de carburant jouxtant un mac-donalds. C’est parfait, l’heure de la pause a sonné ! Comme d’habitude, nous soulevons le capot pour jeter un œil au moteur. Pas de trace de fuite de carburant depuis 2 ou 3 pause-ravitaillements. Le copilote est conforté dans son idée qu’il n’y a à rien de grave. Certains concurents semblent davantage en difficulté, et réparent déjà de façon assez sérieuse. Nous repartons vers 18h30, alors que la nuit commence à tomber, et Baptiste prend le volant. La méteo se dégrade rapidement, une tempète se prépare. Des morceaux de buisson volent sur la route en sortie de Madrid. La vitesse tombe à 70km/h. Nous poursuivons prudemment, d’autant que la qualité de la route est de plus en plus mauvaise, avec des nids de poule assez violent et dangereux, doublé d’un vent de coté en rafale tout aussi génant. Nous souffrons pour notre voiture, qui ne devait pas rencontrer d’obstacle avant le Maroc !
Vers 22h, nous rencontrons les premières 4L arrétés pour la nuit. Nous choississons de poursuivre le plus longtemps possible.
Pas de fuite de carburant.
A 200km d’Algeciras, Laurène est trop fatiguée pour poursuivre. Baptiste prend le volant. La météo est redevenue favorable, on roule bien. L’arrivée sur Algeciras est complexe, avec un mélange d’A7 et d’AP7, qui nous fait douter de la route à suivre. A 3h du matin, nous touchons au but, et arrivons au point final de rassemblement. Les 4*4 d’organisation sont là, sagement alignés, et dorment. Rien en revanche de prévu pour les 4L qui arrivent, et tournent désespérément en cherchant ou laisser sommeiller leurs passagers.
Alors que le copilote commence à envisager de finir la nuit dans la 4L, Laurène interroge un pompiste ne parlant qu’Espagnol (folklore) qui nous fait comprendre la présence d’un hotel à 8km. Alors que les autres 4L continuent de désespérer, nous prenons la route. Nous trouvons finalement l’hotel, ou sont parquées déjà de nombreuses 4L, dont certaines de l’UTBM. Miracle, il reste une, et une seule chambre disponible. On prend. On se couche, il est 4h. A 5h, Baptiste est pris d’un doute sur l’extinction des phares. Impossible de rester dans l’incertitude. Il redescend pour constater que, si le comodo des phares est en position ON, le coupe circuit est ouvert, et donc, la batterie saine et sauve. Merci à Christian et Joel pour cette brillante idée ! Enfin, on dort…
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Par 4L trophy
Carnet de route: 15.02.2007
Paris, 15 février 2007.
Km 82590
Le départ du 4L trophy 2007 à lieu à la grande arche de la défense de Paris, à 14h. Pas mal de monde, nous prenons la route dans le vrombissement des moteurs et le hurlement des klaxons. Accaparés par les autres voitures à regarder ou suivre, nous manquons la sortie de Nanterre. L’objectif était de faire demi-tour et de repartir sur Paris, via le périphérique puis l’autoroute. 1h de perdue dans les rues de saint Germain.
Le temps est cependant à peu près clément, ce qui est rassurant et nous facilite la circulation. Les Parisiens pressés sont moins cléments et moins compréhensifs face aux errements de notre belle 4L. Le route défile tout l’après midi.
Nous arrivons à Toulouse à 22h30. Raphael et Alain sont présents et nous attendent pour photographier l’événement, nous soutenir et admirer la Pink4L ! Au vu de la splendide couleur rose de la voiture et de nos beaux t-shirt « team Pink4L », Alain nous responsorise de 50€ ! Merci !
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Par 4L trophy
vendredi 2 mars 2007
Nous sommes de retour!
Aux équipages du 4L trophy 2007 qui passeraient par ici: vous avez des photos / films de notre voiture? Envoyez les nous à contact@pink4L.com, et donnez nous votre numéro de voiture / description... Nous avons pas mal de photo!
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Par 4L trophy
lundi 26 février 2007
Alicante
message de Baptiste, lundi 26 février, 10h
"Approchons d'Alicante, tout va bien, le moteur tourne avec régularité, sangle tenant le pot a fondu. il est désormais tenu par fil de fer et "répare tout"".
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Par Mireille
dimanche 25 février 2007
Bonjour l'Espagne
Message de Baptiste, dimanche 25 février, 18h55
Venons de sortir du bateau. Bienvenue en Europe. faisons route sur Malaga, remontée par la côte méditerranéenne.
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Par Mireille











































































